Monday, October 22, 2007

Encore des emplois de perdus....

Ces dernières années, on entend que de mauvaises nouvelles sur les emplois - 50 emplois perdus ici - 250 là - usine qui ferme ici et met à pied 1000 travailleurs - manufacture qui arrête ses fonctions là. C'est vraiment le désespoir chez les travailleurs - que ce soit dans l'industrie du textile ou du bois - en Gaspésie, à Montréal, à Val D'Or ou Lac-Mégantic. Hier soir, je faisais de la route et j'écoutais le CD de La Chicane (Ent' Nous Autres). Il y a cette chanson -La fonderie- qui m'a fait penser à ce que certains travailleurs vivent par ici et un peu partout à travers le Québec. J'vous laisse l'écouter. Je l'ai mise dans le haut de la page comme Musique de la semaine. Dites-moi ce que vous en dites. J'l'adore cette chanson - les mots - les faits - sont vrais!
Voici les paroles de La Fonderie:
On a voté pour fermer la ville à l'assemblée de l'autre soir
Mais à Québec, ils nous ont répondu de nous mêler de nos affaires
Qu'il n'est pas question de compensation ou du rachat de nos terrains
Qu'ils n'ont pas besoin de notre avis, que la décision nous revient pas
On voit ben que c'est pas eux-autres qui jouent tout seul dans cour d'école
Ou qui voie partir tous ses chums un après l'autre refaire leur vie
Ou qui pleure sa première blonde qu'y est partie hier soir
Avec sa famille chercher d'la job sur un autre territoire
À quoi ça sert de s'batir une vie quand c'est pas toé qui décide
Quand toé tu demandandais pas mieux que de vivre ici
J'ai suivi les traces de mon père, à seize ans je rentrais à fonderie
À dix-sept, mon premier char pis une fille de Gaspé qui a ben voulu venir vivre ici
J'ai bâti ma maison derrière celle de mes parents
Ça faisait leur affaire, comme ça ils pouvaient voir grandir leurs petits enfants
J'en ai trente-cinq aujourd'hui, je l'sais que j'suis pas un gars fini
Mais mes parents s'trouvent un peu vieux pour penser à refaire leur vie
On était là au tout début, on a vu tout ça grandir
C'est ici qu'on s'est connu pis c'est ici qu'on veut mourir
À quoi ça sert de se bâtir une vieQuand c'est pas toé qui décide
Quand toé tu demandais pas mieux que de vivre ici
Ça fait cinquante ans qu'on coule le cuivre pis on le coulerait encore
Malgré ça ils ferment l'usine tout en annonçant des bénéfices records
Ça fait cinquante ans qu'on s'bat, cinquante ans qu'on bâtit
Je lèverais la fonderie à bout de bras si ça pouvait les faire changer d'avis
J'sais qu'on est pas tout seul qu'y va se perdre des jobs ailleurs qu'ici
Qu'y'a s'en perdre jusqu'à Mont-Louis pis jusqu'à l'Anse-Pleureuse aussi
Que dans la ville-mère de la compagnie, y en ont slaqué une maudite gang
Puisque la mine de Matagami ferme ses portes la semaine prochaine
À quoi ça sert de se bâtir une vie
Quand c'est pas toé qui décide
Quand toé tu demandais pas mieux
Commence à paqueter ma blonde
On s'en retourne vivre à Gaspé
On va s'prendre un appartement pas trop loin du centre-ville
J'pense même pas vendre la maison
Plus personne va venir vivre ici
On aura été le dernier bastion de c'te coin d'la Gaspésie

1 comment:

Anonymous said...

C'est vrai qu'elle est bonne cette chanson-là. C'est tellement ça la réalité de plusieurs de nos jours. Nous on a la jeunesse, mais ce n'est pas facile de donner sa vie à une compagnie pour être remercié plus de 35 ans après. C'est ce qui est arrivé à ma mère...Ben coudons il faut se retrousser les manches pis continuer. Pas le choix...

Eille tu as un bon blugg ma belle!

T'é la meilleure!
Je t'adore!!
Josée G!!