Monday, June 21, 2010

Pour chasser ces images....

J'ai été témoin ce soir d'un accident de moto, puis j'ai besoin d'écrire afin de chasser ces images de mes pensées.
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Mes parents et moi revenions d'une belle journée de golf à Milby, Lennoxville. Nous sommes allés souper puis avons rendu visite à ma tante et mon oncle. C'est en revenant de Sherbrooke que tout s'est déroulé.
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Je conduisais la voiture sur la route 214 près de East-Angus en direction vers Lac-Mégantic. La route est présentement en réparation. La voie où je conduisais était toute creusée afin qu'ils puissent mettre de la nouvelle asphalte (who knows when!!!). La voie qui nous rencontrait était environ 2-3 pouces plus haute.
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Je suivais donc un camion de transport Robert et plusieurs mètres derrière moi, se trouvait une motocyclette. Notre vitesse à tous était environ 70 Km/h. À un moment donné, comme par hasard, je regarde dans le rétroviseur et je vois la moto monter sa roue avant sur la voie inverse (3 pouces plus haute) puis essayer de revenir dans sa voie. Le motocycliste a alors perdu le contrôle de sa moto et a valsé à peine 2 secondes. Il est ensuite tombé sur la chaussée, a tourné et glissé. C'est à ce moment-là que je m'écrie: 'Oh my God! Oh my God!' Je ralentis et gare la voiture sur le bord de la route. Mes parents se demandent ce que j'ai à 'capoter' comme ça et j'ai de la difficulté à m'exprimer et à leur dire que je viens de voir un accident de moto. Pendant que ma mère téléphone le 9-1-1, je cours vers la moto qui est près du fossé, mais je ne vois pas le motocycliste. Je crie: 'y'a quelqu'un? y'a quelqu'un?' et là, j'aperçois des Jeans... dans le fossé. L'homme est allongé dans le fossé de 10 pieds de profondeur et il ne bouge pas. Puis, afin de rassurer l'homme, je lui crie que nous sommes en train de téléphoner les secours et que nous allons le sortir de là. Je capote, je regarde partout, je ne sais pas quoi faire, j'ai juste le goût de pleurer. Mon père et ma mère arrivent près de moi.... on fait ralentir les voitures qui arrivent. Deux motocyclistes et un jeep s'arrêtent pour aider.
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Pendant que ces gens arrivent sur les lieux, l'homme dans le fond du fossé a dit: 'Y'a-t-y quelqu'un qui peut m'aider.' Réflexe de panique, je descends dans le fossé, pour lui dire que l'ambulance arrive, mais au moment où je vois l'état de l'homme... les mains et le visage ensanglantés, je m'affole et remonte le fossé en pleurant. Je ne suis pas capable de supporter cette image. C'est alors qu'une des personnes qui s'est arrêtée, descend et reste à côté du blessé.
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Pendant ce temps-là, le 9-1-1 essaie toujours d'avoir le numéro de la route où nous sommes. C'est la 214 - je crois que nous allons nous en rappeler!!! Croyez-le ou pas, nous avons attendu au moins.... je dis bien AU MOINS 20 minutes pour l'ambulance et tous les renforts qui viennent avec! L'ambulance ne partait quand même pas de si loin - East Angus, c'est à 5 minutes d'où l'accident est survenu. Mais enfin, l'ambulance, le camion d'unité d'urgence, un camion de pompier et une voiture de police sont arrivés. Quand tout ce monde-là était au secours du motocycliste, c'était le temps pour nous de dégager les lieux. Par contre, avant de quitter, étant donné que j'étais la seule à avoir été témoin de l'accident, j'ai dû remplir une déclaration de ce que j'avais vu. J'ai monté à bord de la voiture de police puis j'ai attendu que le policier installe les fusées de détresse à l'intersection de la 214 * 108. J'ai finalement raconté tout ce qui s'était passé. Après avoir signé le tout, je suis retournée dans la voiture avec mes parents. J'étais un peu trop sur les nerfs pour conduire... c'est donc papa qui nous a conduit jusqu'à Mégantic.
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Quel hasard que nous passions par là à cette heure précise. Quel coïncidence que j'aie regardé dans le rétroviseur à ce moment-là. Cet homme aurait peut-être eu les secours plus tard - on ne sait pas! Même si je suis encore stressée de cet accident et que je n'ai pas vraiment garder mon sang-froid lorsque j'ai vu l'homme dans le fossé, je suis quand même contente d'avoir porté secours à ce motocycliste. J'espère que ce monsieur d'une soixantaine d'années s'en sortira sans trop de fractures et seulement quelques ecchymoses.
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Voici ce que j'ai trouvé sur le DEVOIR CIVIQUE (trouvé ici):

Intervenir, oui mais à bon escient

Porter assistance à des personnes accidentées peut faire gagner de précieuses minutes avant l’arrivée des secours. Plus qu’un acte courageux, c'est un devoir civique à la portée de tous. Sans être secouriste, on peut agir de façon pertinente, avec sang-froid, tout en restant prudent.

A faire… ou ne pas faire

En attendant les secours, il faut avant tout veiller à ne pas aggraver l'état d'une victime. Ceux qui sont formés pour pratiquer « les gestes qui sauvent » doivent évidemment s’en servir. A défaut, on peut déjà :

  • Inviter une personne qui se plaint ou qui est blessée à rester assise ou allongée
  • Couvrir un blessé
  • Lui parler et le rassurer
En revanche, il faut à tout prix éviter de :
  • Déplacer un blessé, sauf urgence vitale (véhicule en feu...)
  • Lui donner à boire
  • Retirer le casque d'un motard.

3 comments:

Anonymous said...

Oufffffff ... quelle aventure.

Bien chanceux le monsieur que tu aies regardé dans le rétroviseur,parce que je pense que la vitesse qui se faisait sur cette route pendant que nous on faisait des « signaux » afin de ralentir les gens qui passaient quand même tellement vite !!!
Un beau geste ma grande malgré ta peur des blessés et du sang.
Espérons que ce blogue t'a libéré un peu pour dormir finalement.

Anonymous said...

You did the right thing, AJ !

You have sharp eyes !

Tomorrow will be my last day at school !! I just can't wait...

Claudia D.-C.

Anonymous said...

Allô ma belle amie adorée,

Tu as fait ce qu'il fallait faire, ma belle... Je te dis bravo et je t'admire...

Tu es un ange.

Karine xxx